20 octobre 2026

Un documentaire d'ARTE suit des familles indiennes à la recherche de leurs fils perdus dans l'armée russe

Un documentaire d'ARTE suit des familles indiennes à la recherche de leurs fils perdus dans l'armée russe

Un documentaire publié par la chaîne européenne ARTE sur sa chaîne YouTube le 12 octobre 2026 suit des Indiens recrutés dans l'armée russe et les familles qui tentent de savoir ce qui leur est arrivé. Les reporters d'ARTE se sont rendus dans des villages du nord de l'Inde, à Moscou et dans l'État méridional du Kerala. Le film indique que le gouvernement indien a identifié environ 200 de ses citoyens dans les rangs russes, mais que le nombre réel est probablement bien plus élevé. 

Sonu Sheoran : mort trois jours après son arrivée au front

Le film s'ouvre sur la crémation de Sonu Sheoran, un homme de 28 ans du nord de l'Inde, issu d'une famille d'agriculteurs et qui voulait quitter les champs. ARTE indique que le chômage des jeunes dans sa région est de 15 % et que son diplôme de vétérinaire ne lui a pas permis de trouver un emploi. Comme des millions d'Indiens chaque année, dit le film, il a décidé de partir à l'étranger pour échapper à la pauvreté. Son frère, Bika Sheoran, raconte que Sonu est parti en Russie pour suivre un cours de russe et travailler en parallèle.

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Crémation de Sonu Sheoran

ARTE rapporte que Sonu a été attiré par un salaire de 2 000, dix fois le salaire moyen en Inde, et s'est engagé comme agent de sécurité. Il a suivi 10 à 15 jours d'entraînement, selon sa famille, et a été tué dans une attaque de drone à peine trois jours après son arrivée au front.

Aman Punia : une vidéo et un document

ARTE indique qu'Aman Punia, 24 ans, a lui aussi été contraint de s'engager. Vers Diwali, il a publié une vidéo disant qu'il avait été enrôlé dans « une autre armée », que beaucoup de gens avaient été tués autour de lui et qu'il pouvait être tué à tout moment. Sa famille possède un document du ministère russe de la Défense indiquant qu'il a rejoint l'armée en août 2025 et qu'une arme automatique lui a été remise. Ils ne connaissent pas son unité. Dans un appel montré dans le film, un homme qui aide la famille dit qu'ils ont besoin d'une copie de son contrat, car le gouvernement russe nie que ces hommes y aient été recrutés.

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Aman Punia

La quête d'un frère

ARTE dresse aussi le portrait d'un homme qui a passé deux ans à aider des familles indiennes à retrouver des proches disparus, après la disparition de son propre frère dans le Donbass au printemps 2024. Cet homme s'est rendu en Russie et a visité une morgue à Rostov, où, dit-il, des corps étaient empilés dans des caisses, certains, selon lui, depuis jusqu'à deux ans, et il affirme que les corps de nombreux Indiens ne sont probablement toujours pas récupérés. Son frère, envoyé au front comme tireur d'élite, est mort en mars 2024 dans la partie occupée de la région de Louhansk ; il a ramené le corps pour la crémation.

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L'Indien affirme que les corps de nombreux Indiens ne sont probablement toujours pas récupérés

Passeports confisqués, bloqués près de Moscou

À Moscou, ARTE a suivi des Indiens piégés par les termes de leurs contrats militaires. Sayid Husin venait de rentrer après cinq mois dans une unité chargée d'abattre des drones ukrainiens. Le film indique que lui et un autre homme se sont fait confisquer leur passeport par les autorités russes et qu'ils sont bloqués dans un appartement à la périphérie de la ville. L'un des deux dit avoir vu la guerre comme une opportunité : il avait un master et ne trouvait pas de bon emploi en Inde. Environ 100 000 Indiens se sont installés en Russie pour travailler au cours des trois dernières années, indique ARTE.

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Deux Indiens piégés dans l'armée russe

Une issue sûre

Les Indiens et autres ressortissants étrangers attirés dans les forces armées russes ont la possibilité de fuir le champ de bataille en toute sécurité grâce au projet ukrainien « Je veux vivre ». Consultez notre FAQ pour d'autres recommandations.

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