17 juillet 2026

Interception du DIU : « Ils viennent du Bangladesh. Ils errent depuis trois jours. » Un appel radio russe expose deux recrues perdues sans traducteur.

Interception du DIU : « Ils viennent du Bangladesh. Ils errent depuis trois jours. » Un appel radio russe expose deux recrues perdues sans traducteur.

La Direction du renseignement de la défense (DIU) d'Ukraine a publié une communication radio russe interceptée depuis la région de Kharkiv, dans laquelle un soldat signale deux recrues bangladaises perdues depuis trois jours - sans traducteur, sans langue commune, et leur unité n'est identifiable que par une photographie.

L'interception, enregistrée en russe, capture l'échange suivant :

« Roman, ils ne savent rien. Ne connaissent pas les indicatifs d'appel. Ils viennent du Bangladesh - deux d'entre eux. Un certain « Rubel » et « Moikhel ». Ils me montrent un insigne avec un Tigre. La 6ème Assaut [Brigade] est écrite - avec un Tigre. Ils me montrent un insigne en photo, ça dit 6ème Assaut. Depuis trois jours ils errent. Ils sont perdus. »

Ce que l'interception révèle

L'appel expose clairement la situation. Les deux hommes - qui se font appeler Rubel et Moikhel - ne peuvent pas communiquer avec le personnel russe autour d'eux. Ils ne connaissent aucun indicatif d'appel militaire. Le seul moyen pour le soldat russe qui parle d'identifier leur unité était de regarder une photographie de leur insigne d'uniforme : la 6ème Brigade d'Assaut, marquée d'un emblème de Tigre.

Ils errent et sont désorientés depuis trois jours avant cet appel. Il n'y a pas de traducteur. Il n'y a pas de système de soutien. Il n'y a personne qui sache où ils sont censés être.

Attirés, puis abandonnés

L'interception confirme ce que les chercheurs en recrutement et les témoignages de survivants ont documenté : les ressortissants étrangers recrutés dans les forces russes se voient fréquemment refuser toute formation linguistique, aucune intégration significative aux unités, et aucune issue s'il se passe quelque chose de grave. La promesse au moment du recrutement - argent, un rôle non-combattant, un contrat défini - ne ressemble en rien à la réalité en première ligne.

Voir aussi : 30 Bangladais piégés dans l'armée russe, 4 morts, 2 ont tenté de s'échapper et sont maintenant portés disparus

Il existe une issue

L'Ukraine opère un projet humanitaire « Je veux vivre », conçu pour offrir un canal de reddition sûr aux soldats - y compris les ressortissants étrangers - qui ne souhaitent plus combattre. Il a été utilisé par des recrues de plusieurs pays.

Les citoyens bangladais qui se trouvent dans cette situation - ou qui connaissent quelqu'un qui l'est - sont instamment invités à ne pas attendre. Le contact via ce programme est confidentiel. En savoir plus ici.
 

Source : Renseignement de la défense de l'Ukraine Youtube

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