21 octobre 2026

Près de la moitié des étrangers identifiés dans l'armée russe viennent d'Asie centrale, selon le projet ukrainien « Je veux vivre »

Près de la moitié des étrangers identifiés dans l'armée russe viennent d'Asie centrale, selon le projet ukrainien « Je veux vivre »

La Russie a recruté 20 437 citoyens de cinq pays d'Asie centrale - Ouzbékistan, Tadjikistan, Kazakhstan, Kirghizstan et Turkménistan - pour sa guerre contre l'Ukraine, selon les données du projet ukrainien « Je veux vivre » au 1er octobre 2026. Cela représente 44 % des 45 959 ressortissants étrangers que le projet a identifiés comme ayant signé des contrats avec l'armée russe. Le projet a également relevé que plus de Centrasiatiques combattent dans les forces russes qu'il n'y a de militaires dans l'armée du Tadjikistan, qu'il estime à 9 500.

Un doublement en 2025, et 2026 en est déjà à 71 %

Le recrutement dans la région a fortement augmenté. Les chiffres du projet pour les cinq pays réunis sont de 56 contrats en 2022, 1 396 en 2023, 4 119 en 2024, 8 497 en 2025 et 6 043 au cours des neuf premiers mois de 2026. Le chiffre de 2025 était 2,1 fois celui de 2024, et les neuf mois de 2026 représentent déjà 71 % du total de 2025. Le projet affirme que la Russie recrute particulièrement facilement dans les pays voisins en raison des liens linguistiques, culturels et migratoires. Le total du tableau, 20 437, inclut des contrats sans date de signature connue, de sorte qu'il dépasse la somme des chiffres annuels.

Pays par pays

L'Ouzbékistan compte de loin le plus de recrues : 8 207 depuis 2022, soit 40 % du total régional, un nombre que le projet compare à la population d'une petite ville de district. Vient ensuite le Tadjikistan avec 5 308 (26 %), puis le Kazakhstan avec 3 819 (19 %), le Kirghizstan avec 2 219 (11 %) et le Turkménistan avec 884 (4 %). En Ouzbékistan, le chiffre annuel est passé de 1 446 en 2024 à 3 487 en 2025, avec 2 602 au cours des neuf premiers mois de 2026 ; au Tadjikistan, il est passé de 1 126 à 2 285, avec 1 432 jusqu'à présent cette année.

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Chiffres du projet « Je veux vivre » : ressortissants des pays d'Asie centrale recrutés dans l'armée russe par année

Ce que les gouvernements peuvent faire

Le projet a indiqué que le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'était rendu en Ouzbékistan la veille de sa publication, et qu'il espère que le recrutement de Centrasiatiques pour l'armée russe a été évoqué lors des rencontres avec les représentants de la région. Il a exhorté les gouvernements d'Asie centrale à exiger des réponses de Moscou sur le sort de leurs citoyens, à établir les circonstances de leur recrutement et à prendre des mesures pour ramener ceux que la Russie a entraînés dans la guerre.

Une issue sûre

Les Centrasiatiques et autres ressortissants étrangers attirés dans les forces armées russes ont la possibilité de fuir le champ de bataille en toute sécurité grâce au projet ukrainien « Je veux vivre ». Consultez notre FAQ pour des recommandations destinées aux victimes du recrutement militaire russe et à leurs familles.

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