15 septembre 2026
Le parquet du Pérou ouvre 22 enquêtes sur le recrutement par la Russie et met en garde contre les « fausses offres d'emploi »

Le parquet du Pérou a informé les proches de citoyens prétendument recrutés pour se rendre en Russie au moyen de fausses offres d'emploi de l'avancement de 22 enquêtes en cours, selon l'agence de presse publique péruvienne, Andina. La réunion du 11 septembre a été dirigée par la procureure principale Rocío Gala Gálvez, coordinatrice nationale des parquets spécialisés dans les crimes de traite des êtres humains.

22 affaires, plus de 300 Péruviens
Les 22 dossiers portent sur le recrutement présumé de plus de 300 citoyens péruviens. Andina a rapporté que 21 des dossiers sont instruits par les parquets spécialisés dans les crimes de traite des êtres humains, tandis qu'un dernier dossier - couvrant à lui seul 202 victimes présumées - est traité par un parquet spécialisé dans la lutte contre le crime organisé. Les affaires s'étendent sur six districts judiciaires : Lima Nord, Lima Centre, La Libertad, Callao, Huánuco et Cusco, et sont coordonnées avec l'unité de police péruvienne spécialisée dans la traite des êtres humains.
« Ne vous laissez pas prendre à ces arnaques »
Gala Gálvez, procureure principale et coordinatrice nationale des parquets spécialisés dans les crimes de traite des êtres humains au Pérou, a profité de la réunion pour mettre en garde les Péruviens contre le type d'offre qui a attiré les victimes présumées au départ :
Je lance un appel général à tous, jeunes et moins jeunes, à ne pas se laisser tromper par ces communications au sujet d'emplois en Russie à revenus élevés, ni par des promesses d'aide pour obtenir des documents ou payer le voyage. Ne vous laissez pas prendre à ces arnaques et tromperies, car en agissant ainsi vous éviterez de devenir des victimes potentielles de la traite des êtres humains, comme dans ce cas malheureux qui nous réunit aujourd'hui.
Un engagement à tenir les familles informées
Les procureures Irene Mercado Zavala et Luisa Quispe Asmat ont expliqué aux proches - parmi lesquels Luis Martín Tito Chávez, Cristina Isabel Ríos Huamán, María Esther Pachas Torres et Ohana Araceli Sotomayor Contreras - les démarches d'enquête entreprises jusqu'à présent. Andina a rapporté que le parquet et les familles ont convenu de continuer à échanger des informations à mesure que les affaires progressent, le parquet s'engageant à poursuivre les investigations et à tenir les familles informées tout au long du processus.
Une issue en sécurité
Certains des Péruviens qui ont accepté l'une de ces « offres d'emploi » se sont retrouvés non pas dans le travail civil qu'on leur avait promis, mais dans les forces armées russes. Les Péruviens et autres ressortissants étrangers qui ont signé un contrat avec l'armée russe et veulent en sortir ont la possibilité de quitter le champ de bataille en toute sécurité grâce au projet « Je veux vivre » de l'Ukraine. Consultez aussi notre FAQ sur la manière de se rendre en toute sécurité aux forces armées ukrainiennes.
Source : Andina