20 août 2026

Un soldat russe essaie de donner des ordres à une recrue africaine par gestes. Aucun ne parle la langue de l'autre.

Un soldat russe essaie de donner des ordres à une recrue africaine par gestes. Aucun ne parle la langue de l'autre.

Une vidéo publiée par United 24 montre un soldat russe courant aux côtés d'une recrue africaine, lui criant des instructions en russe. La recrue ne comprend pas. Le soldat passe aux gestes, à un seul mot d'anglais — « run » (cours) — puis à des signes de la main. Il se moque de lui-même : « Ma mère me l'avait dit : apprends l'anglais. » Il continue de courir.

La recrue suit le rythme. Elle ne sait pas ce qu'on lui dit. Le lieu : le Donbass. La vidéo a été publiée sur YouTube.

Ce que la barrière de la langue signifie réellement au front

Ce n'est pas une séquence amusante sur un malentendu culturel. La barrière de la langue que capte la vidéo est une menace directe pour la survie de cet homme.

S'il est blessé et doit dire à quelqu'un où il a été touché — il ne le peut pas. S'il développe une fièvre ou une infection et a besoin de soins médicaux — il n'a aucun moyen d'expliquer ses symptômes. S'il est désorienté après une explosion et doit communiquer sa position — il n'a pas les mots pour le faire. S'il décide qu'il veut partir — il n'a aucun moyen de le demander.

La Russie a recruté cet homme et l'a placé dans une unité où il ne peut communiquer avec personne autour de lui. Elle n'a fourni aucun agent de liaison anglophone. Elle n'a organisé aucune préparation linguistique de base. Il est arrivé au front comme un corps, non comme un soldat dont quelqu'un serait responsable.

Le soldat russe de la vidéo le résume le mieux sans le vouloir. « Ma mère me l'avait dit : apprends l'anglais », plaisante-t-il, toujours en courant. Sa mère avait raison. Mais ce n'est pas son anglais à lui qui est le principal problème.

Il existe une issue

Les ressortissants étrangers servant actuellement dans les forces armées russes qui souhaitent partir peuvent contacter le projet ukrainien I Want to Live. Le projet fonctionne en plusieurs langues.

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