19 août 2026
La Russie ne donne pas de plaques d'identification à ses recrues étrangères. Elle marque des numéros d'inventaire sur leur peau.

Le renseignement de défense de l'Ukraine (GUR) a établi que la Russie appose des « numéros d'inventaire » séquentiels sur les recrues étrangères de ses forces armées à l'aide de teintures durables — henné ou jagua — marquées à même la peau. Les plaques d'identification militaires standard ne sont pas délivrées. Ces marquages durent des semaines, ne peuvent être effacés à l'eau et au savon, et sont renouvelés lorsqu'ils commencent à s'estomper.
Des policiers russes ont été filmés en train d'arrêter des étrangers — dont des étudiants et des travailleurs migrants — spécifiquement pour vérifier s'ils portent ces numéros. C'est ainsi que les services de sécurité russes identifient et récupèrent les déserteurs.
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À quoi servent les numéros
Le GUR est clair sur leur finalité. Le système de numérotation remplit deux fonctions simultanément.
Tant qu'une recrue est en vie, il permet le contrôle : un homme portant un numéro sur la peau, arrêté par la police, peut être identifié comme déserteur et renvoyé. Il ne peut pas simplement disparaître dans la vie civile.

Après sa mort, le même système permet le déni. Un corps sans nom, sans plaque d'identification et avec un numéro effacé peut être laissé sur le champ de bataille comme « inconnu ». Il peut être classé comme « disparu ». Le décès n'a pas à être signalé. L'indemnisation n'a pas à être versée. La famille en Afrique ou en Asie qui attend des nouvelles ne reçoit rien — car officiellement, il n'y a rien à signaler.
C'est l'une des raisons pour lesquelles les familles des recrues étrangères ne parviennent pas à obtenir de confirmation du statut de leurs proches auprès des autorités russes. Ce système n'est pas une défaillance bureaucratique. Il fonctionne exactement comme prévu.
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Un schéma documenté
Le GUR établit une comparaison directe avec les pratiques des camps de concentration nazis, où des numéros étaient attribués aux prisonniers précisément pour les dépouiller de leur identité, de leur nom et de leur statut juridique. L'armée d'occupation russe, affirme le GUR, traite les recrues étrangères comme des unités d'assaut numérotées — des marchandises de guerre plutôt que des personnes dotées de droits.
Les données rassemblées par le GUR sont transmises à des partenaires étrangers et à des services répressifs afin d'être intégrées aux dossiers en vue de futures procédures devant un tribunal international contre les dirigeants militaires et politiques de la Russie.
Une issue sûre
Les personnes attirées dans l'armée russe ont une chance d'en sortir vivantes grâce au projet « I Want to Live ». Lisez plus de détails ici.